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Des officiers militaires de haut niveau ont effectué plusieurs visites après celle du Vice-Amiral Daniel Murphy, commandant de la Sixième Flotte de la Marine américaine, en septembre 1999. Le 24 avril, l’Amiral Charles Abbot, commandant en second des forces armées en Europe, a rencontré le Président Bouteflika et le chef de l’armée, le Major-Général Mohamed Lamari, et ils auraient parlé à cette occasion de l’établissement d’un programme militaire conjoint everlasting. Air Force en Europe, a rencontré des représentants de la défense et de l’armée algérienne en juillet dernier à Alger. Dans une interview accordée au Middle East Insight, un bimensuel édité à Washington, le Président Bouteflika a déclaré « En ce qui concerne les personnes disparues, la justice algérienne n’épargne aucun effort, dans le respect de la loi, pour résoudre les cas totalement appuyés par des preuves «vérifiées». Au cours de la visite à Alger du Premier Ministre espagnol, José Maria Aznar, le quotidien espagnol El País a indiqué que Madrid était disposé à voir d’un oeil favorable la demande algérienne d’aide pour la formation de ses forces de sécurité. Après la visite de James Harmon, la banque a annoncé qu’elle avait annulé l’ancien plafond de 2 milliards de dollars US pour les financements d’importation et d’exportation en Algérie.

Human Rights Watch, Amnesty International, la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH) et RSF ont visité le pays à l’occasion de missions, chacune d’une durée de dix jours, en mai et en juin. Le gouvernement n’a pas non plus réussi à introduire des réformes pour empêcher une doable résurgence de violations systématiques des droits de l’homme par les forces de sécurité. Toutefois, le comité n’a pas pu parler à des personnes qui pourraient avoir été détenues dans des casernes militaires ou des installations de la police. Ils ont déclaré que 179 de 348 cas concernaient des abus physiques et quinze une détention arbitraire ou la torture. Cameron Hume a été cité dans le quotidien algérien El Watan le 21 juin de la façon suivante : «les Etats-Unis sont dans la meilleure place pour encourager des changements positifs en Algérie avec et non pas en concurrence contre ses alliés européens».

Le Qatar a confirmé les rapports de presse britanniques de juillet révélant que l’équivalent de 4.6£ tens of millions ($6.65 tens of millions US) en «équipement militaire britannique» qu’il avait acheté était destiné à l’Algérie. Le 21 mai, le ministre de la Justice, Ahmed Ouyahia, a déclaré au quotidien gouvernemental El Moudjahid que son ministère avait ouvert les dossiers de 3.019 personnes disparues et qu’un grand nombre de ces personnes étaient en fait dans les rangs des groupes «terroristes», alors que deux cents étaient saines et sauves, en prison ou faisaient partie des bénéficiaires de la loi de la concorde civile. Rachid Mesli, un avocat spécialisé en droits de l’homme a été libéré de prison en juin 1999 après y avoir passé à quelques jours près la totalité des trois ans auxquels il avait été condamné pour une histoire montée de toutes pièces.

Il a été libéré le lendemain mais les autorités ont confisqué la bande vidéo filmée sur les lieux en question. En mai, des fonctionnaires du Ministère de la Justice ont assuré à Human Rights Watch que le gouvernement prenait au sérieux les allégations d’abus des droits de l’homme commis par des représentants du gouvernement et ont affirmé que, depuis 1992, 348 personnes associées aux forces de sécurité, y compris les membres de milices d’«autodéfense» (groupes de légitime défense, GLD) organisées et armées par le Ministère de l’Intérieur, avaient été poursuivies pour abus des droits de l’homme. Le décret exemptait toutes les personnes couvertes de toute déclaration des actes qu’elles avaient commis et de l’emprisonnement ou de toute autre sanction. Il semblerait que les autorités fassent peu d’efforts pour lancer un processus efficace garantissant qu’une expertise médico-légale soit entreprise pour aider à identifier les victimes d’homicide et les suspects et donc pour déterminer si parmi les corps enterrés dans des tombes anonymes se trouvaient des personnes «portées disparus» alors qu’elles étaient tenues en garde à vue par les forces de sécurité au cours des années précédentes.

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